Vendredi 14 décembre 2007
PARISART.COM Editorial 04 octobre 2007 André Rouillé L’époque du public Lors de la récente présentation de son budget, la ministre de la Culture n’a pas hésité à décrire le contexte de son action comme un «changement d’époque». Moins, sans doute, pour s’inscrire dans les débats théoriques et historiques sur la notion d’«époque», que pour décliner le thème de la «rupture» cher à la rhétorique présidentielle. Elle a encore sacrifié au jargon en vigueur en se réjouissant du fait que «partout des lignes bougent»… L’une des lignes qui devrait bouger est précisément la place accordée au public dans l’art et la culture. Autant par opportunisme politique et électoral que par clairvoyance, la majorité au pouvoir élève au rang de cause nationale cette mythique «démocratie culturelle» que les gouvernements précédents, toutes tendances confondues, auraient négligée, voire totalement manquée . Au premier rang des «lacunes et ratés» dénoncés par la lettre de mission adressée à la ministre de la Culture (1er août 2007), figure en effet «l’échec de l’objectif de démocratisation culturelle» et cette aberration d’une politique qui, «financée par l’argent de tous, ne bénéficie qu’à un petit nombre». Les discours accordent désormais une priorité absolue «aux publics» (également employé au singulier), à l’inverse des politiques antérieures dénoncées, à tort ou à raison, pour avoir été «davantage attachées à augmenter l’offre qu’à élargir les publics». Le basculement annoncé consisterait à passer d’une politique de l’offre (en faveur des producteurs de l’art) à une politique «répondant aux attentes du public». Ce parti pris du public s’effectue au détriment des fonctionnaires et des administrations, ainsi que de certaines petites et grandes aristocraties culturelles et artistiques. Entre «rupture» et «ouverture», le pouvoir politique veut ébranler la citadelle artistique et culturelle à partir de quatre grands principes: 1° la démocratie culturelle ; 2° la priorité accordée à la demande plutôt qu’à l’offre (la production) artistique et culturelle; 3° la rénovation et la modernisation de l’administration afin de la rendre «plus efficace et moins coûteuse»; 4° l’implication du public (des usagers) à certains niveaux de décision des administrations. De nombreuses actions, souvent novatrices, sont certes conduites depuis longtemps en direction des publics. Dans la plupart des grands musées un «service des publics» est chargé de l’accueil et de l’accompagnement, notamment des enfants. Le recours à des médiateurs, sortes d’intercesseurs entre les visiteurs et les œuvres, est devenu pratique courante. Mais tout cela ne suffit pas. Le public est très largement laissé sur le bord de la scène artistique par les «professionnels de la profession». C’est ce qui est peut-être en train de changer. D’abord par la mise en cause du monopole que les bureaucrates de la culture exercent sur la culture en écartant les usagers — artistes, producteurs et amateurs — des décisions qui les concernent directement (on a à cet égard, sous le titre «Région Ile-de-France : Démocratie culturelle bananière», donné ici un aperçu des pratiques de Francis Parny, chargé de la culture). En vue de desserrer l’étau bureaucratique, il a été demandé à la ministre de la Culture d’«associer des personnalités d’envergure du monde culturel et artistique à des gestionnaires confirmés» dans tous les établissements et administrations relevant de son autorité. Mais cela ne suffira évidemment pas pour briser l’instrumentalisation du public, et l’oubli dont il fait encore trop souvent les frais. Parce que la place seconde du public est inscrite dans les habitudes, les modes de pensée, voire dans les œuvres. Les œuvres de la défunte «esthétique relationnelle» qui, dans les années 1990, étaient supposées stimuler des relations entre les visiteurs, ont-elles produit autre chose que de plats pastiches de contacts et d’échanges? Ont-elles conféré aux visiteurs des expositions un meilleur rôle que celui de simple composante, ou matériau? Au lieu de créer des sensations chez les visiteurs, n’ont-elles pas plutôt servi la carrière de quelques commissaires? Autre exemple d’oubli du public : le jeune et nouvellement nommé directeur du musée d’Art moderne de la ville de Paris, Fabrice Hergott, s’est à plusieurs reprises exprimé sur ses projets et ses conceptions en réussissant le tour de force d’ignorer (presque) totalement le public. Autant il situe son action entre ses propres «envies de montrer» et «ce que les artistes ont envie de voir»; autant il considère que les partenaires naturels du musée sont les marchands, les collectionneurs, les critiques et les artistes — en omettant le public; autant, la seule fois qu’il l’évoque, il décrit «le public» comme une masse, voire une matière, informe — nullement un partenaire actif —, qu’il faut toucher, troubler ou intéresser. Plus encore : «Le premier public d’un musée ce sont les artistes», martèle Fabrice Hergott (Lib ération, 18 août 2007). On mesure là un double décalage, vis-à-vis des mouvements qui esquissent les contours d’une nouvelle époque du public, et vis-à-vis des bouleversements qui affectent aujourd’hui les fonctions mêmes de commissaire (Éditorial n° 207, «Mort du commissaire», 27 sept. 2007). On trouve dans Beaux-Arts magazine de septembre un autre exemple du retard que certains secteurs de l’art et de la culture accusent par rapport aux orientations gouvernementales en direction du public. Sous le titre «La culture est hors de prix», Fabrice Bousteau s’égare, comme souvent, sur une voie scabreuse qui, là, consiste à freiner les ardeurs réformatrices du gouvernement en décrétant que «la gratuité des musées est une mesure dont l’État n’a pas les moyens et qui par ses conséquences retardera, plutôt qu’elle n’accélérera, la démocratisation de la culture en France». Et d’infliger une leçon d’ultralibéralisme au Premier ministre qui n’a pourtant rien fait d’autre que demander prudemment à la ministre de la Culture de conduire une expérimentation sur la question. Selon Fabrice Bousteau, la gratuité serait cause de tous les maux : la ruine des musées par suite d’un important manque à gagner, la baisse de qualité des expositions, le déclin de la culture vers le divertissement, la promotion d’une culture facile, étrangère au nécessaire «effort pour générer du plaisir», et… contraire aux valeurs de la droite. S’érigeant en conseiller ultralibéral du gouvernement, Fabrice Bousteau trahit à la fois son désintérêt pour les «classes sociales défavorisées», dont l’«ouvrier stressé par des fins de mois difficiles», et sa mécompréhension des raisons politiques de l’actuelle démocratie culturelle prônée par le gouvernement qui ne veut rien négliger pour s’allier les milieux populaires afin de mieux conduire ses beaucoup moins démocratiques et populaires réformes... Il n’est certes pas certain que la «démocratie culturelle» ait pour tous le même sens, le même contenu et les mêmes objectifs. «Public» est une notion également vague et polysémique, employée tour à tour au singulier ou au pluriel, et dans laquelle résonnent des notions aussi différentes que «visiteur» et «spectateur», plus discrètement «usager», de plus en plus nettement «client» et «consommateur», au détriment de «peuple» et de «citoyen». Toute cette agitation dans le champ lexical fait écho aux bouleversements qui, dans le monde de l’art et de la culture, pourraient bien annoncer une nouvelle époque, celle du «public». André Rouillé. _____________________________ Anne-Sophie Maignant, La Gifle, juin 2005. Vidéo. 1 mn40. © Anne-Sophie Maignant, collection FRAC Haute-Normandie. Lire — Editorial : Mort du commissaire — Lettre de mission du Président de la République, adressée à Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la communication — Région Ile-de-France : démocratie culturelle bananière — Fabrice Hergott, qui envisage sa programmation au musée d’Art moderne de la ville de Paris en termes de «tonalité», ajoute : «Il est essentiel que celle-ci ait une certaine portée, qu’elle touche le public, qu’il soit troublé ou intéressé et qu’il s’y reconnaisse. C’est notre rôle. Et je dis ‘notre’ car c’est un travail qui se fait en équipe, avec tous les collaborateurs» (Libération, 18 août)
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Veille Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 novembre 2007
 
 
2 AG MDA, consigne ou pas2?
Écrit par Pierre Garçon le 14 novembre 2007 à 22h40

 

Nous, on ne signe pas !

 

Le SNAPcgt ne donne aucune consigne aux adhérents de l’association Maison Des Artistes sur l’utilité de voter, ni pour qui, lors de l’assemblée générale prochaine de l’association. Tout simplement, parce qu’on ne voit pas à quel titre on pourrait en donner.

 

Nous n’avons qu’un souhait, c’est que cette association soit dissociée de notre régime de sécurité sociale.

 

Appeler à voter et valider l’actuelle direction, qui a toujours été si hostile à l’encontre des organisations professionnelles est évidemment un conseil que nous ne donnerions pas. Envoyer un pouvoir de vote "en blanc" nous paraît irresponsable. Discerner entre certains et d’autres n’est pas notre affaire, car nous avons perdu l’illusion de croire qu’une réforme saine, de l’intérieur, rendrait cette association crédible à continuer de recevoir délégation de service public.

La perspective d’un quorum non atteint à l’assemblée générale mettrait en évidence une nouvelle fois l’inaptitude de cette association à assumer d’autres fonctions, que celles associatives, sur lesquelles elle devrait limiter ses efforts. Nous ne situons pas l’enjeu au résultat de cette assemblée générale.

Il revient donc aux adhérents le choix de voter, ou de s’en abstenir.

Toutefois, nous avons été invités à débattre et présenter notre activité syndicale. Nous serons donc présents pour expliquer notre point de vue aux artistes présents qui s’y intéresseront.

-  sur les perspectives de gestion de notre régime de sécurité sociale
-  sur les positions politiques de la direction de l’association en faveur de l’UMP.
-  sur le SNAPcgt en général.

 
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Tout savoir sur la MDA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 novembre 2007

Résultats des votes de l'AG 2007 - Rémy Aron : confiance renouvelée -


Avant le résultat définitif qui sera présenté mardi pour des raisons d'emploi du temps de Maître Hauguel, Huissier de Justice, nous pouvons d'ores et déjà vous annoncer que le quorum a été largement atteint avec 3844 votants (alors que les 25% étaient de 3094).
Toutes les mesures ont été adoptées à plus de 65%.
La confiance à Rémy Aron a été largement confirmée.


 A bon entendeur, salut !


Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Tout savoir sur la MDA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 octobre 2007
To: Contrelettre@orange.fr; 8@orange.fr Subject: La contre lettre From: loizorare@orange.fr Date: Sat, 20 Oct 2007 19:57:25 +0200 Bonjour, en août 2007, le Président de la république adressait à la Ministre de la culture et de la communication une "lettre de mission" qui, par bien des aspects, a choqué nombre d'acteurs des domaines artistiques et culturels. Nous avons donc pris l'initiative de rédiger une "contre-lettre" citoyenne dont la première version se trouve désormais en ligne à l'adresse ci-dessous. http://lacontrelettre.over-blog.com/ Chacun peut y apporter commentaires et/ou modifications éventuelles... Chacun peu s'associer aux premiers signataires. Merci de diffuser largement cette information si vous pensez que le débat public sur ce thème, et sous cette forme, le mérite. Bien cordialement L'OIZEAU RARE Jean-Gabriel Carasso loizorare@orange.fr
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Veille Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 octobre 2007
Editorial 04 octobre 2007 André Rouillé L’époque du public DANS PARIS-ART.COM A CONSULTER www.paris-art.com Lors de la récente présentation de son budget, la ministre de la Culture n’a pas hésité à décrire le contexte de son action comme un «changement d’époque». Moins, sans doute, pour s’inscrire dans les débats théoriques et historiques sur la notion d’«époque», que pour décliner le thème de la «rupture» cher à la rhétorique présidentielle. Elle a encore sacrifié au jargon en vigueur en se réjouissant du fait que «partout des lignes bougent»… L’une des lignes qui devrait bouger est précisément la place accordée au public dans l’art et la culture. Autant par opportunisme politique et électoral que par clairvoyance, la majorité au pouvoir élève au rang de cause nationale cette mythique «démocratie culturelle» que les gouvernements précédents, toutes tendances confondues, auraient négligée, voire totalement manquée . Au premier rang des «lacunes et ratés» dénoncés par la lettre de mission adressée à la ministre de la Culture (1er août 2007), figure en effet «l’échec de l’objectif de démocratisation culturelle» et cette aberration d’une politique qui, «financée par l’argent de tous, ne bénéficie qu’à un petit nombre». Les discours accordent désormais une priorité absolue «aux publics» (également employé au singulier), à l’inverse des politiques antérieures dénoncées, à tort ou à raison, pour avoir été «davantage attachées à augmenter l’offre qu’à élargir les publics». Le basculement annoncé consisterait à passer d’une politique de l’offre (en faveur des producteurs de l’art) à une politique «répondant aux attentes du public». Ce parti pris du public s’effectue au détriment des fonctionnaires et des administrations, ainsi que de certaines petites et grandes aristocraties culturelles et artistiques. Entre «rupture» et «ouverture», le pouvoir politique veut ébranler la citadelle artistique et culturelle à partir de quatre grands principes: 1° la démocratie culturelle ; 2° la priorité accordée à la demande plutôt qu’à l’offre (la production) artistique et culturelle; 3° la rénovation et la modernisation de l’administration afin de la rendre «plus efficace et moins coûteuse»; 4° l’implication du public (des usagers) à certains niveaux de décision des administrations. De nombreuses actions, souvent novatrices, sont certes conduites depuis longtemps en direction des publics. Dans la plupart des grands musées un «service des publics» est chargé de l’accueil et de l’accompagnement, notamment des enfants. Le recours à des médiateurs, sortes d’intercesseurs entre les visiteurs et les œuvres, est devenu pratique courante. Mais tout cela ne suffit pas. Le public est très largement laissé sur le bord de la scène artistique par les «professionnels de la profession». C’est ce qui est peut-être en train de changer. D’abord par la mise en cause du monopole que les bureaucrates de la culture exercent sur la culture en écartant les usagers — artistes, producteurs et amateurs — des décisions qui les concernent directement (on a à cet égard, sous le titre «Région Ile-de-France : Démocratie culturelle bananière», donné ici un aperçu des pratiques de Francis Parny, chargé de la culture). En vue de desserrer l’étau bureaucratique, il a été demandé à la ministre de la Culture d’«associer des personnalités d’envergure du monde culturel et artistique à des gestionnaires confirmés» dans tous les établissements et administrations relevant de son autorité. Mais cela ne suffira évidemment pas pour briser l’instrumentalisation du public, et l’oubli dont il fait encore trop souvent les frais. Parce que la place seconde du public est inscrite dans les habitudes, les modes de pensée, voire dans les œuvres. Les œuvres de la défunte «esthétique relationnelle» qui, dans les années 1990, étaient supposées stimuler des relations entre les visiteurs, ont-elles produit autre chose que de plats pastiches de contacts et d’échanges? Ont-elles conféré aux visiteurs des expositions un meilleur rôle que celui de simple composante, ou matériau? Au lieu de créer des sensations chez les visiteurs, n’ont-elles pas plutôt servi la carrière de quelques commissaires? Autre exemple d’oubli du public : le jeune et nouvellement nommé directeur du musée d’Art moderne de la ville de Paris, Fabrice Hergott, s’est à plusieurs reprises exprimé sur ses projets et ses conceptions en réussissant le tour de force d’ignorer (presque) totalement le public. Autant il situe son action entre ses propres «envies de montrer» et «ce que les artistes ont envie de voir»; autant il considère que les partenaires naturels du musée sont les marchands, les collectionneurs, les critiques et les artistes — en omettant le public; autant, la seule fois qu’il l’évoque, il décrit «le public» comme une masse, voire une matière, informe — nullement un partenaire actif —, qu’il faut toucher, troubler ou intéresser. Plus encore : «Le premier public d’un musée ce sont les artistes», martèle Fabrice Hergott (Lib ération, 18 août 2007). On mesure là un double décalage, vis-à-vis des mouvements qui esquissent les contours d’une nouvelle époque du public, et vis-à-vis des bouleversements qui affectent aujourd’hui les fonctions mêmes de commissaire (Éditorial n° 207, «Mort du commissaire», 27 sept. 2007). On trouve dans Beaux-Arts magazine de septembre un autre exemple du retard que certains secteurs de l’art et de la culture accusent par rapport aux orientations gouvernementales en direction du public. Sous le titre «La culture est hors de prix», Fabrice Bousteau s’égare, comme souvent, sur une voie scabreuse qui, là, consiste à freiner les ardeurs réformatrices du gouvernement en décrétant que «la gratuité des musées est une mesure dont l’État n’a pas les moyens et qui par ses conséquences retardera, plutôt qu’elle n’accélérera, la démocratisation de la culture en France». Et d’infliger une leçon d’ultralibéralisme au Premier ministre qui n’a pourtant rien fait d’autre que demander prudemment à la ministre de la Culture de conduire une expérimentation sur la question. Selon Fabrice Bousteau, la gratuité serait cause de tous les maux : la ruine des musées par suite d’un important manque à gagner, la baisse de qualité des expositions, le déclin de la culture vers le divertissement, la promotion d’une culture facile, étrangère au nécessaire «effort pour générer du plaisir», et… contraire aux valeurs de la droite. S’érigeant en conseiller ultralibéral du gouvernement, Fabrice Bousteau trahit à la fois son désintérêt pour les «classes sociales défavorisées», dont l’«ouvrier stressé par des fins de mois difficiles», et sa mécompréhension des raisons politiques de l’actuelle démocratie culturelle prônée par le gouvernement qui ne veut rien négliger pour s’allier les milieux populaires afin de mieux conduire ses beaucoup moins démocratiques et populaires réformes... Il n’est certes pas certain que la «démocratie culturelle» ait pour tous le même sens, le même contenu et les mêmes objectifs. «Public» est une notion également vague et polysémique, employée tour à tour au singulier ou au pluriel, et dans laquelle résonnent des notions aussi différentes que «visiteur» et «spectateur», plus discrètement «usager», de plus en plus nettement «client» et «consommateur», au détriment de «peuple» et de «citoyen». Toute cette agitation dans le champ lexical fait écho aux bouleversements qui, dans le monde de l’art et de la culture, pourraient bien annoncer une nouvelle époque, celle du «public». André Rouillé. _____________________________ Anne-Sophie Maignant, La Gifle, juin 2005. Vidéo. 1 mn40. © Anne-Sophie Maignant, collection FRAC Haute-Normandie. Lire — Editorial : Mort du commissaire — Lettre de mission du Président de la République, adressée à Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la communication — Région Ile-de-France : démocratie culturelle bananière — Fabrice Hergott, qui envisage sa programmation au musée d’Art moderne de la ville de Paris en termes de «tonalité», ajoute : «Il est essentiel que celle-ci ait une certaine portée, qu’elle touche le public, qu’il soit troublé ou intéressé et qu’il s’y reconnaisse. C’est notre rôle. Et je dis ‘notre’ car c’est un travail qui se fait en équipe, avec tous les collaborateurs» (Libération, 18 août)
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Veille Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 septembre 2007
PROVENANCE MAIL DU 26 09 2007 L@LETTRE/ info@lamaisondesartistes.fr Plus d’une centaine d’artistes réunis pour la réunion d’information de La Maison des Artistes Vendredi 21 septembre, environ 150 artistes adhérents de La Maison des Artistes ont été accueillit chaleureusement par la municipalité du 9e arrondissement pour la réunion d’information La Maison des Artistes de la rentrée. Le Maire, Jacques BRAVO, est venu saluer l’assistance ainsi que les membres du Bureau présents : Rémy ARON, Président, Jean-Marc BOURGEOIS, vice-Président et Arlette MARTIN, Trésorière. Après avoir présenté brièvement le fonctionnement de La Maison des Artistes, Rémy ARON a rappelé qu’à côté des missions administratives de gestion de la sécurité sociale, La Maison des Artistes conduisait également des missions associatives : le soutien financier aux artistes en difficulté via la Commission d’Aide Sociale ; des actions envers les pouvoirs publics telles que l’organisation de la Convention Européenne du statut de l’artiste par la Commission pour les relations européennes et internationales, la construction d’un réseau régional par la Commission régionalisation… ; l’accompagnement des artistes dans leur carrière professionnelle par le biais des consultations juridiques et comptables gratuites. Le Président souligne que non seulement La Maison des Artistes est un lieu d’identification professionnelle mais aussi un lieu de débat, notamment avec la pétition « L’art c’est la vie » et les supports de presse comme Artension et Art Absolument. Les directeurs de cette revue vont organiser un colloque sur l’Art au théâtre du Rond-Point le 28 novembre prochain, en partenariat avec La Maison des Artistes. Jean-Marc BOURGEOIS présente la Commission Condition de l’artiste qu’il dirige avec le concours d’artistes adhérents et dont la priorité est la lutte contre la pratique amateur mais qui travaille également pour garantir la gratuité dans les musées aux artistes professionnels. Au nom de François DE VERDIERE, coordonnateur de la Commission pour les relations européennes et internationales, Jean-Marc BOURGEOIS informe qu’une Convention européenne du statut de l’artiste se tiendra l’année prochaine, probablement pendant la Présidence française de l’Union Européenne. Le but est de formuler, à partir des pratiques appliquées aux artistes en Europe, des recommandations qui seront regroupées dans un Livre Blanc que les artistes pourront présenter à leurs instances politiques culturelles nationales pour faire évoluer la condition des artistes dans leur pays. Arlette MARTIN, coordonnatrice de la Commission Aide Sociale avec Michel DAUBERVILLE et Georges BREVIERE, informe que malgré des moyens insuffisants pour satisfaire toutes les demandes, le budget de la Commission permet d’aider les personnes dans les situations les plus dramatiques. Les questions abordées par les artistes présents ont touchées plusieurs sujets. Ainsi, la question de l’obligation, pour les assujettis, de payer l’IRCEC a été évoquée, de même que la baisse de la contribution des diffuseurs au régime des artistes et l’intégration des sociétés de vente parmi les diffuseurs redevables de cette contribution. Un artiste informe d’une disposition juridique concernant les beaux commerciaux : si un artiste ne demande pas le renouvellement de son bail dans un délai de 12ans moins 6 mois, la tacite reconduction du bail passé ce délai a pour effet de permettre au propriétaire de fixer librement le montant du loyer (voir loi de 1953 sur les beaux commerciaux) Deux artistes évoquent le problème de la toxicité de certains produits utilisés par les artistes plasticiens et propose qu’une étude soit faite pour établir une liste qui pourra être diffusée à tous les artistes. Enfin, concernant les ateliers, une artiste fait part des nombreux bâtiments d’ateliers d’artistes qui sont transformés en logements sociaux. Le Président lui oppose le caractère non juridique d’un atelier d’artiste car le statut d’artiste n’est pas lié au lieu. Les discussions se poursuivent autour d’un cocktail convivial au cours duquel Jean-Claude LEGRAND, Adjoint au Maire, vient à son tour saluer les artistes et le Président de La Maison des Artistes. http://www.lamaisondesartistes.fr Se désinscrire
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Tout savoir sur la MDA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 septembre 2007
A consulter sur le site www.paris-art.com

Editorial de Paris-art.com
20 sept. 2007
André Rouillé
La culture : entre offre et demande


La lettre de mission que le Président de la République a adressée le 1er août dernier à la ministre Christine Albanel, constitue un véritable «big bang dans la culture» (voir l’éditorial n° 204 du 6 sept. 2007). Si le mot fétiche de «rupture» n’y figure pas explicitement, il est en revanche amplement décliné. On parle tour à tour de «nouveau souffle» pour la politique culturelle, de «moderniser en profondeur l’action culturelle de la France» ; on en appelle à une «politique culturelle nouvelle», et à mettre en place une «administration rénovée, moderne».
La refonte des méthodes de l’administration, et la limitation de ses compétences, de ses moyens et de ses pouvoirs constituent en effet l’une des grandes préoccupations de la politique nouvelle en matière de culture.
Et si l’on doutait de la détermination présidentielle, le ton presque comminatoire de l’ensemble serait là pour lever tous les doutes .

Un aspect majeur de la doctrine présidentielle passe dans la lettre de mission par le recours au lexique économique, par cette façon de traiter de la culture en termes d’offre et de demande. La «démocratisation», le cœur de la «politique culturelle nouvelle», exprime la priorité accordée au public (la demande), à rebours des orientations antérieures qui, elles, auraient été «davantage attachées à augmenter l’offre qu’à élargir les publics».
Après vingt-cinq ans de politique culturelle accusée d’avoir été trop favorable à l’offre — c’est-à-dire aux créateurs, aux professionnels et à l’administration —, c’est au public qu’il s’agit désormais de s’adresser en priorité. Y compris en redéfinissant les critères d’attribution des «aides publiques à la création» qui doivent désormais «favoriser une offre répondant aux attentes du public».

Ces orientations s’inscrivent dans l’attention toute particulière qui est, dans une très clientéliste ambiguïté, ostensiblement accordée, par le Président lui-même, à toutes les catégories de publics dont il veut être le protecteur: les consommateurs (dans le commerce), les usagers (dans les transports), les victimes (dans la justice), les contribuables (dans la fiscalité), les malades (dans la médecine), et tous les accidentés de la vie auprès desquels il se précipite pour leur manifester son soutien ou sa compassion, au risque du populisme.

Si la politique culturelle de la demande («répondant aux attentes du public») s’inscrit manifestement dans une orientation politique plus globale, si elle présente en outre pour le Président l’immense avantage d’exemplifier la notion de rupture, et si elle permet enfin de souligner «les lacunes et les ratés» des politiques antérieures, socialiste et chiraquienne, elle présente toutefois l’immense inconvénient d’être inadaptée au domaine de la création.
Autant, en effet, les consommateurs, les usagers, les victimes, les contribuables ou les malades obéissent chacun à une attente précise, individuelle et explicite à laquelle une politique peut vouloir répondre cas par cas ou secteur par secteur; autant la création dans les domaines de l’art et de la culture n’est création que dans la mesure où elle précède, déjoue, surprend, et prend à rebrousse poil les «attentes du public».

Fonder une politique culturelle sur le principe d’une «offre répondant aux attentes du public» relève de la démagogie, ou de la mécompréhension des mécanismes de la création, en tous cas cela revient à ravaler la création au niveau de la plate consommation.
Or, la création ne vise pas à répondre à une attente ou à une logique consumériste du «satisfait ou remboursé». Elle n’est pas refermée sur la satisfaction de besoins circonscrits, mais au contraire largement ouverte sur des horizons insoupçonnés.

La nouvelle doctrine en matière de «démocratisation culturelle» tend donc à abaisser et circonscrire les forces toujours intempestives de la création au niveau des attentes nécessairement convenues, et refermées sur le déjà-connu, d’un «public» aux contours vagues, dont les désirs en matière de culture sont évidemment aussi limités que mal formés. Car les «attentes» ne sont que l’autre face des compétences culturelles et artistiques acquises, nullement un repère en soi assez stable et qualitatif pour soutenir une politique.

Le Chef de l’État a raison de vouloir que soient prises résolument en compte les «attentes du public» (la demande). Mais sa méthode est mauvaise. Il faut procéder différemment.
Non pas s’aligner sur de supposées «attentes du public» — qui en réalité n’existent pas! —, mais se fixer pour projet ambitieux de les susciter et de les porter au plus haut niveau possible. Il s’agit donc d’accompagner le plus grand nombre vers les univers inouïs — insoupçonnés et inattendus — de formes, de postures et de pensées que les créateurs ouvrent hors des chemins coutumiers et balisés de la culture de masse.

Il n’est dès lors plus question de «rupture», d’inverser les prior ités en substituant la demande à l’offre. Il importe au contraire de tisser patiemment entre la création et le public un réseau vivant d’échanges et de dialogues. Car la «démocratisation culturelle» n’opère vraiment qu’à la conjonction d’une création forte et dynamique, et d’un «public» dûment stimulé, informé, éduqué, et virtuellement impliqué dans l’acte créateur lui-même — en tant que «créateur immanent» aurait pu dire Mikhail Bakhtine.

Cette vision dialectique de la «démocratisation culturelle», distincte de l’ancienne politique de l’«offre» comme de la nouvelle politique de la «demande», n’est guère compatible avec les principes comptables désormais en vigueur dans l’administration. Peut-on en effet croire que les économies réalisées sur le fonctionnement des administrations de la culture — fussent-elles «rendues plus efficaces et moins coûteuses» —, suffiront à financer «l’aide à la création et la démocratisation culturelle»?

Si la rigueur comptable, voulant que désormais «chaque euro dépensé soit un euro utile!», devait faire sombrer la «démocratisation culturelle» dans les limbes des pieuses intentions, un objectif politique serait toutefois atteint: placer la culture sous la terrifiante souveraineté de l’«utile», de la loi de l’offre et de la demande, des marchandises ordinaires…



André Rouillé.



_____________________________
Julius Popp, Bit Flow, 2006. Acier inoxydable, plexiglas, logiciels, ordinateurs, dispositifs électroniques et impressions. Dimensions: Robot : 80 x 60 x 46 cm; Table: 90 x 180 x100 cm. Courtesy galerie Jocelyn Wolff, Paris. Photo: François Doury.


Lire
— Lettre de mission du Président de la République, adressée à Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture
— Éditorial n° 204 : «Big bang dans la



Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Veille Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 septembre 2007
Communiqué mail de la maison des artistes le 18 sept 2007 Faites un peu de lecture!!! ART ABSOLUMENT Dans le cadre du partenariat de La Maison des Artistes avec la revue "Art Absolument", La Maison des Artistes vous invite à consulter gratuitement le dossier spécial : POLEMIQUE : L'ETAT ET L'ART CONTEMPORAIN EN FRANCE en cliquant sur le lien suivant : http://www.artabsolument.com/emailing/n22/index.html
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Tout savoir sur la MDA
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 14 septembre 2007
Extrait de paris-art .com (art contemporain) Lettre No 205 A consulter sur www.paris-art.com Editorial 13 sept. 2007 André Rouillé Vrai contrôle et faux soutien Cela pourrait être banal et anodin, mais ce presque rien prend, par les temps qui courent, valeur d’événement. De quoi s’agit-il? Un texte a été écrit par un artiste, Benoît Lambert, sous la forme d’une lettre à son directeur pour servir d’éditorial au programme de la saison du théâtre du Granit (Belfort), où il est metteur en scène associé (31 mai). Puis la ministre de la Culture, Christine Albanel, jugeant le texte «particulièrement déplacé», a très officiellement adressé une lettre de réproba tion au directeur de ce «théâtre investi d’une mission de service public et financé par l’État et les autres collectivités» (29 août). Enfin, Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire de Paris, et secrétaire nationale à la Culture et aux Médias du Parti socialiste, a cru pouvoir publier un communiqué pour condamner la démarche de la ministre. Entre ces trois textes quelque chose transparaît de la situation de la culture, voire de la France, d’aujourd’hui . Dans sa lettre au directeur du Granit, Benoît Lambert interroge, à la première personne, avec nuances, retenue et sensibilité, les raisons de son incapacité à écrire. Le «problème», le fait d’être ainsi «totalement bloqué», est imputé à cet «événement» majeur, redouté depuis cinq ans, mais qui vient de se passer quelques semaines plus tôt: l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Il y a évidemment là de quoi irriter la ministre, sans que rien ne justifie l’arrogance et l’inopportunité politiques de sa réaction. La ministre juge («ce texte me paraît particulièrement déplacé») et décrète sans l’ombre d’un doute que «le rôle de l’éditorial est d’expliquer des choix artistiques», nullement d’évoquer la situation politique du pays. A partir du sacro-saint «respect du public», elle en appelle à une très problématique obligation de réserve: un théâtre investi d’une mission de service public «devant à son public le respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés». Mais ce n’est pas tout, oubliant son propre devoir de réserve, Christine Albanel se laisse aller à accuser le directeur du Granit de «sectarisme» et à lui reprocher de «fouler au [sic] pied [resic] cette exigence» qui, selon elle, consisterait, pour l’équipe d’une scène nationale, à n’évoquer que positivement la victoire électorale du Président de la République. Enfin, le très lapidaire «cela me choque profondément», qui ponctue le tout, résonne comme une véritable menace... Il faut avouer que cette stupéfiante missive, que n’auraient pas reniée les commissaires politiques de la Stasi récemment décrits dans le film La Vie des autres, laisse pantois. Sa maladresse politique, qui dessert évidemment sa cause, et qui vient exemplairement justifier les craintes de Benoît Lambert, est l’expression magistrale de la pensée unidimensionnelle d’un pouvoir arrogant, aux antipodes de la richesse de pensée, des doutes et des subtilités réflexives et sensibles de l’artiste. L’éditorial de Benoît Lambert, que déplore si âprement la ministre de la Culture, est en effet un bel exemple de cette façon incomparable de penser et de se comporter dans la culture. Le texte part de l’aveu, inconcevable pour un politique, d’un «blocage», et se déploie avec la force et la sérénité puisées dans une faiblesse assumée. Loin de tout «sectarisme», Benoît Lambert dit, dans un mélange complexe et nuancé d’humour et de sensibilité, ses craintes passées de créateur face à la perspective d’une élection redoutée, son respect du scrutin démocratique, et même son soulagement après la victoire. Face à ce discours nourri par cette pensée polyphonique que la culture française a portée très haut, le discours monolithique du pouvoir trahit sa brutale mécompréhension de la réalité. Aveuglée par l’ampleur de la victoire, la ministre ne parvient pas à voir que son camp n’est pas toute la France, que l’on peut être en désaccord avec les options présidentielles, et le dire, tout en respectant la démocratie, tout en étant un grand artiste : tout en servant la France, sa culture, et son rayonnement (qui en ont bien besoin !) Il fallait en effet comprendre que les positions de Benoît Lambert importent moins que sa pensée complexe, suffisamment ouverte aux multiplicités pour entrecroiser un événement politique majeur avec la singularité de son expérience professionnelle et de ses sentiments personnels — voire pour esquisser une réflexion plus philosophique sur le concept même d’événement… Sans oublier de pimenter son propos d’un brin d’humour et d’optimisme, et tout simplement de vie. Son propos a l’épaisseur, la modestie et la féconde fragilité d’être pleinement ancré dans le faire du créateur, et dans la vie de l’homme. Le discours de réprobation de la ministre Christine Albanel a suscité un autre discours, semblable et exactement symétrique, de pouvoir: celui du communiqué de soutien au Théâtre du Granit publié par An ne Hidalgo, Secrétaire nationale à la Culture et aux Médias du Parti socialiste. Bien que les propos soient opposés, ils sont soutenus par une même structure discursive productrice d’un dire idéologique qui recouvre la réalité. Anne Hidalgo a évidemment raison de réagir, mais sans doute moins de monter sur ses grands chevaux, et de se présenter avec le Parti socialiste comme l’alternative du bien contre le mal, dépositaire de «la tradition d’indépendance artistique et de liberté d’opinion» effrontément bafouée par «le nouveau pouvoir». Après une triple défaite à l’élection présidentielle, au moment où le parti prend l’eau de toutes parts, alors que ses dirigeants les plus emblématiques quittent le navire, et que les artistes et la population ont fait l’expérience d’une politique culturelle socialiste plus que problématique (même à Paris avec Christophe Girard et Anne Hidalgo!), il faut faire preuve d’une sacrée cécité (ou d’un réel toupet) pour affirmer que «le Parti socialiste se rangera résolument aux côtés des créateurs et de toutes les femmes et les hommes épris de Culture dans notre pays pour défendre cette valeur très précieuse, la liberté de pensée et de critique», etc. Ce discours usé jusqu’à la corde est pathétique par son incapacité à tenir compte de l’immense désaveu que lui ont infligé les dernières élections, et surtout par sa forme incantatoire qui manie inlassablement les mêmes promesses dont chacun sait qu’elles ne seront jamais tenues («Parti socialiste se rangera résolument…»). L’autre face de la Stasi n’était-elle de peindre inlassablement l’avenir en rose… En réponse à des décennies de paroles en l’air, de promesses non tenues, de dissociation entre le dire et le faire, le «nouveau pouvoir» adosse et légitime son action en proclamant qu’une stricte similitude relie le dire du candidat et le faire du gouvernement — et en faisant accroire que l’action est en soi positive et neutre. Peut-être que les opposants devraient-ils enfin comprendre que dire n’est pas faire. Car les citoyens n’ont que trop compris et expérimenté que les bonnes paroles ne sont que l’expression de faux soutiens… André Rouillé. Lire — Editiorial de Théâtre du Granit — Réaction de la ministre de la Culture à l’éditiorial du Théâtre du Granit — Communiqué d’Anne Hidalgo (PS) en réaction à la lettre de la ministre de la Culture (UMP) à propos de l’éditorial du Théâtre du
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Veille Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 septembre 2007
De: "L@ LETTRE"
Date: 13 septembre 2007 10:51:01 GMT+02:00
À: info@lamaisondesartistes.fr
Objet: Réunion à la Mairie du IX°




http://www.lamaisondesartistes.fr/communiques/images/entete_communique.jpg
INVITATION POUR 2 PERSONNES

Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir de vous inviter, avec les membres du bureau, à vous joindre à nous,

le vendredi 21 septembre 2007 à partir de 18h pour notre
REUNION D’INFORMATION

à la Mairie du 9ème arrondissement

6, rue Drouot - 75009 Paris

Métro : lignes 8 et 9 Richelieu – Drouot ; ligne 7 Le Peletier

Cette réunion a pour objectif de vous permettre de participer à la vie de l’association et d’exprimer vos préoccupations. Cette occasion permet également à la Maison des Artistes d’avoir un contact direct avec ses adhérents.

Cette réunion sera suivie d’un buffet qui nous permettra de mieux faire connaissance.

Je vous remercie de bien vouloir nous confirmer votre participation à cette réunion en adressant votre réponse au plus tard le mercredi 19 septembre :
* par téléphone : 01 42 25 06 53

* par fax : 01 42 25 10 93

* par mail : christophe.durand@lamaisondesartistes.fr

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments cordiaux et dévoués.
Rémy ARON, Président

Se désinscrire
Par Le groupe de réflexion - Publié dans : Tout savoir sur la MDA
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus