Vendredi 1 juin 2007
ACTION CITOYENNE
menée par un groupe d’artistes adhérents à la Mda ou simple cotisants  (dont Nathalie Fougeras et alexandre Gurita ) à Paris
 
cette lettre est en circulation pour pousser le président de la MDA Rémy Aron à la démission. si vous voulez soutenir cette action de manière efficace voilà le texte à renvoyer
à l'adresse listemda@gmail.com

">>> Paris, le 25 avril 2007
>>>
>>> Rémy Aron
>>> Président
>>> Maison des Artistes
>>> 11 rue Berryer
>>> 75008 Paris
>>>
>>>
>>> Monsieur le Président,
>>>
>>> Suite à la diffusion de l'émission que vous avez réalisée sur le
>>> site internet de Nicolas Sarkozy, nous souhaitons vous rappeler que
>>> votre devoir, en votre qualité de président élu de la Maison des
>>> Artistes, est celui de la neutralité politique.
>>>
>>> Vous avez utilisé votre fonction pour faire valoir des positions
>>> politiques personnelles. En outrepassant votre devoir de réserve,
>>> vous portez préjudice à tout le corps de la Maison des
>>> Artistes, et à ses adhérents. Vous vous êtes affranchi des règles
>>> que vous êtes susceptible de défendre.
>>>
>>> Pour ces raisons, nous demandons à ce que vous démissionniez de
>>> votre qualité de président.
>>>
>>> Salutations distinguées,
>>>
>>>JE SIGNE .....ou JE SOUTIENS ......"


de la faire suivre de JE SIGNE + nom et prénom si vous êtes adhérent
ou de JE SOUTIENS + nom et prénom si vous êtes cotisants ou autre"
par Le groupe de réflexion publié dans : Pétitions
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Vendredi 1 juin 2007

ARTISTES EN CAMPAGNE

" J'accuse Rémy Aron d'abuser de sa fonction de président de l'association Maison des Artistes en prenant position aux côtés du candidat UMP au nom de la dite association ; j'accuse Rémy Aron d'abus de pouvoir et ce malgré son démenti, alors qu'il est tenu par sa fonction au devoir de réserve. En tant qu'artiste plasticien (cotisant ou adhérant) je refuse d'être associé(e) à tous ses propos tenus lors de l’émission diffusé sur le site internet de N.Sarkozy notamment sur les valeurs en art et la politique culturelle en France.
Au nom du respect de chaque individu, de chaque artiste j'exige la clarification urgente des positions éthiques de l'association Maison des Artistes. Pour ce faire je réclame une assemblée générale extraordinaire qui décidera par le vote du maintien de son président. Si l'association soutient les positions de son président je réclame
l'ouverture d'une réflexion approfondie sur la représentativité des différents
professionnels au sein de l'association ou l’éclaircissement du lien entre l’association et la caisse d’assurance sociale.

J'appelle tous ceux et toutes celles qui se sentent concernés, à soutenir
cette action en diffusant cette information et en signant cette pétition sur le site http://micker.free.fr

 
Anouck Durand-gasselin,
Didier Béquillard
Virginie Loze, artistes, Toulouse
 + 105 autres personnes artistes ou sympathisants

par Le groupe de réflexion publié dans : Pétitions
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Vendredi 1 juin 2007
Ayant découvert les prise de positions abusives de Réym Aron sur sarkozy.fr, j’ai ressenti la nécéssité de formuler publiquement ce que nous étions plusieurs à penser (artistes sympathisants, affiliés, asujettis ou adhérents) :  ne pas être assimilé à ces positions (réactionnaites et provocatrices). Nous avons donc lancé la pétition artsitesencampagen07 depuis Toulouse suivis par 105 personnes (au 01 juin 2007). De jour en jour de nouvelles infos m’ont permis de comprendre que Rémy Aron est en fait un personnage manipulateur qui utilise la porosité entre l’association et la caisse de Sécu depuis déjà fort longtemps pour soi-disant faire avancer le débat culturel en France ! et quel débat ! l'objectif de l'asso MDA est clair ( aller sur le site ) : mettre sur la table un débat idéologique et politisé pour faire avancer la question du statut de l'artiste plasticien en france ! débat qui c'est évident (on l'a entendu sur France Culture émission tout arrive du 11 mai) mène directement vers la division ! est-ce vraiment le meilleur moyen de faire avancer la reflexion sur le statut de l'artiste ? de le doter d'un outil PROFESSIONNEL ? de FEDERER les artistes déjà isolés dans leurs pratiques ?
faut-il adhérer à l’asso mda pour changer les choses de l’intérieur ? faut-il se syndiquer pour peser sur la demande de cission entre les deux parties (sécu et asso) que réclame depuis des années déjà le CAAP et le SNAP CGT ? 

anouckdg,
par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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Vendredi 1 juin 2007


De : "L@ LETTRE" <info@lamaisondesartistes.fr>
Date : Thu, 10 May 2007 14:49:06 +0200
À : <info@lamaisondesartistes.fr>
Objet : COMMUNIQUE DES MEMBRES DU BUREAU

Les Membres du Bureau de La Maison des Artistes réaffirment et précisent de nouveau que les prises de positions politiques et esthétiques du Président de La Maison des Artistes sont personnelles et ne représentent en rien une position officielle de La Maison des Artistes.

Si nous reconnaissons et saluons l’action de rassemblement de Rémy Aron depuis décembre 2004 à laquelle nous avons participé à nos niveaux respectifs, nous ne pouvons pas accepter en regard du travail que nous avons tous ensemble accompli depuis cette date, que La Maison des Artistes soit associée à des prises de positions personnelles.

Nous vous demandons de faire cette différence.

Notre engagement auprès de tous les artistes et de tous les partenaires institutionnels dans le cadre de nos moyens est la preuve que nous tenons à ce que La Maison des Artistes demeure une structure indépendante de tout pouvoir politique et libre de toute influence esthétique.

Michel Dauberville, 1ier Vice-président
Jean-Marc Bourgeois, 2ième Vice-président
Alain Lovato, Secrétaire Général
Arlette Martin, Trésorière
Carmen Arrabal, Trésorière adjointe
Membres du Bureau de La Maison des Artistes.
S’associe à ce communiqué,
Georges Brevière, Administrateur du C.A. de La Maison des Artistes
Se désinscrire <http://maisondesartiste.nexenservices.com/publications/newsletter/formulaire_newsletter.php>

par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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Vendredi 1 juin 2007
Communiqué du caap du 9 mai 2007
 
Maison des artistes : les discours approximatifs et manipulateurs stigmatisent un peu plus les artistes plasticiens sans les aider à sortir de leurs difficultés


Divers commentateurs et pétitionnaires prennent parti dans le débat au sujet de la Maison des Artistes. Leur  connaissance approximative de ce qu'est concrètement la MDA et des réels problèmes rencontrés dans le monde des arts visuels laissent les plasticiens informés stupéfaits. 

Cette  connaissance approximative sert un discours qui prône la suppression de toutes les formes susceptibles de relayer l'art en recherche, des centres d'art, des FRAC et de l'enseignement des arts plastiques à l'école. 

Elle masque les problèmes réels des plasticiens et de leurs familles, une population dont la situation sociale est globalement précaire. 

Rester crédible

1- La MDA recouvre deux activités : l'une, facultative, relève d'une association présidée par Remy Aron qui regroupe 8000 adhérents volontaires. Aucun artiste n'est obligé d'y adhérer. Des personnes qui ne sont pas artistes y adhèrent.

2- L'autre, essentielle, concerne la sécurité sociale de plus de 30000 artistes visuels. Elle est gérée par un conseil d'administration élu, présidé par Gilles Fromonteil.

3- Remy Aron profite de la connaissance approximative des commentateurs pour laisser penser qu'il s'exprime au nom de tous.

4- Non seulement il ne dispose d'aucune légitimité pour représenter l'activité sécurité sociale, mais il développe un discours sans consultation des adhérents de l'association.

5- Le CAAP, comme d'autres organisations professionnelles, demande depuis des années la séparation des deux entités pour que cessent ces manipulations.

6- Cette demande a déclenché une double inspection de l'association, de la part des ministères du travail et des affaires sociales et de la culture, dont le rapport a clairement mis en évidence les dysfonctionnements et les dérives.

 
Soutenir les dérives de Remy Aron c'est se tirer une balle dans le pied

Remy Aron défend depuis des années un académisme réactionnaire. Étendre cette position à celle de la communauté des plasticiens est franchement insultant et n'aide en rien à les sortir d'une précarisation croissante.

Comment améliorer cette situation sociale déplorable dans laquelle se trouvent placés dans leur très grande majorité les plasticiens ?


En supprimant le Ministère de la Culture, les FRAC, les DRAC, les centres d'art ou encore l'enseignement des arts plastiques à l'école ?

En opposant l'esthétique des uns à l'esthétique des autres ? 

En opposant les artistes connus à ceux qui le sont moins ?

Vouloir soutenir les plasticiens en polémiquant au sujet de l'art institutionnel sert des intérêts partisans ou idéologiques sous des prétextes esthétiques qui occultent les problèmes de terrain.

Certes, il est nécessaire que l'État et les DRAC publient ligne par ligne leurs budgets. Certes nous demandons un audit et un bilan de la politique menée dans les arts plastiques depuis 25 ans, ainsi que l'ouverture d' un débat après publication de cet audit.

Mais quel est le commentateur ou le texte pétitionnaire qui exige de la part de l'État :

- la publication d'un décret permettant l'instauration du droit de présentation comme l'y autorise la loi relative aux droits d'auteurs de 1957, et cela pour permettre aux artistes de sortir d'une culture de la gratuité ;

- la mise en place d’une charte déontologique, pour tous les lieux de diffusions institutionnels (FRAC, centres d’art, écoles d’art, etc.) et les lieux dépendant des collectivités territoriales, entraînant l’obligation de conclure des contrats précis et identiques pour l’ensemble de ces structures, ainsi que la mise en place d’un grille des rémunérations ;

-  la prise en compte par la protection sociale des accidents du travail et les maladies professionnelles des artistes plasticiens ;

- la création d'un dispositif leur permettant de bénéficier d’une formation professionnelle continue ;

- et la mise en place de commissions collégiales où les artistes plasticiens seront représentés à parité avec les autres acteurs de l’art contemporain dans toutes les structures et commissions les concernant  ?


Le CAAP
www.caap.asso.fr
 
par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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Vendredi 1 juin 2007

STATUTS DE LA MAISON DES ARTISTES
 
SEPTEMBRE 2006
 
sous réserve de l’accord des Ministères de tutelle.
 
 
TITRE PREMIER
DÉNOMINATION - SIÈGE - DURÉE - OBJET
 
Art.1 Déclaration et siège de l’association
 
L'association régie par la loi du ler juillet 1901 déclarée le 10 octobre 1952 sous le titre de "La Maison des Artistes" a son siège en l'Hôtel Salomon de Rothschild 11 rue Berryer à Paris 8ème – Libellé comme suit :
La Maison des Artistes – siège social – Hôtel Salomon de Rothschild – 11, rue Berryer 75008 Paris.
 
Art.2Durée de l’association
 
La durée de l'association est illimitée.
 
Art.3Objet de l’association
 
La Maison des Artistes se propose par tous les moyens qu'elle peut mettre en oeuvre de favoriser et d’ animer tant au plan national qu’international, soit directement soit par participation financière ou morale, toutes actions et toutes réalisations sociales en faveur des artistes des arts visuels, graphiques et plastiques notamment par l'organisation de manifestations et d’expositions, par l’aide et le soutien aux artistes en difficultés, ainsi que par voie d'études et enquêtes et par tous moyens conformes à l’objet social. Elle peut notamment solliciter toutes reconnaissances ou tous agréments de l’autorité publique en vue de réaliser son objet social.
 
Art. 4 Agrément et missions de l’association
 
L'association en qualité d'organisme agréé par l'autorité administrative accomplit les missions prévues au dernier alinéa de l'article L.382-4 du code de la sécurité sociale pour le compte du régime général.
Elle est chargée à ce titre de la gestion du régime des artistes auteurs pour la branche professionnelle des arts graphiques et plastiques.
A cet effet et en sa qualité d'organisme agréé, elle procède au recensement permanent des artistes auteurs et des diffuseurs et assure d'une manière générale les tâches administratives et comptables définies par les articles R.382-16 et suivants du code de la sécurité sociale et par la convention prévue à l'article R.382-29 du même code.
Elle met son organisation matérielle, administrative et comptable à la disposition de l'Etat, des collectivités publiques et de leurs établissements, des groupements et organismes fonctionnant dans l'intérêt des artistes notamment pour contribuer à l'application de l'article L.382-1 (livre IIItitre VIII - chapitre 2) du Code de la sécurité sociale qui a institué le régime de sécurité sociale des artistes auteurs.
 
 
TITRE II
COMPOSITION ET ADMINISTRATION
 
Art.5 Composition de l’association – qualité de membre
 
L'association comprend des membres fondateurs, des membres actifs, des membres correspondants, des membres bienfaiteurs et des membres d'honneur.
Les membres actifs sont les artistes professionnels cotisants au régime de sécurité sociale des artistes visés par l’article L 382-4 du Code de la sécurité sociale qui ont demandé à devenir membres de l’associationet les personnalités qui ont été admises par le Bureau de La Maison des Artistes à cotiser à l’association.
Les membres correspondants et les membres bienfaiteurs sont choisis parmi des personnes qui en raison de leur compétence, de leur expérience ou des références dont elles peuvent faire état sont en mesure d'apporter leur concours aux actions définies à l'article 3.
La qualité de membre actif, de membre correspondant et de membre bienfaiteur s'acquiert après décision du Bureau.
Les personnes membres de l'association antérieurement aux statuts déclarés le 9 juin 1965 sont, de droit, membres fondateurs.
La qualité de membre d'honneur est conférée à des personnes qui se sont signalées par des services rendus aux Arts.
Les membres correspondants, les membres bienfaiteurs et les membres d'honneur peuvent être des personnes morales.
 
Art.6 Responsabilité des membres de l’association
 
Les membres de l'association ne peuvent être tenus personnellement responsables des engagements contractés par elle.
 
Art.7 Perte de la qualité de membre
 
La qualité de membre se perd
 
- par incapacité civile de l'intéressé,
- à la suite d'une lettre de démission,
- par radiation prononcée pour motif grave par l'Assemblée Générale à la majorité des membres présents dans les conditions définies par le règlement intérieur lorsque l’adhérent conteste la décision de radiation prononcée par le Bureau.
 
La qualité de membre actif se perd par radiation prononcée pour motif grave par le Bureau après que l'adhérent a été invité à fournir ses explications.
 
L'absence sans justification valable à trois séances consécutives de l'Assemblée Générale est un motif de radiation. Est considérée comme présente, toute personne ayant donné pouvoir ou ayant exercé son vote par correspondance dans les conditions définies par le Bureau.
 
 
GESTION DU REGIME DE SÉCURITÉ SOCIALE DES ARTISTES AUTEURS
 
 
 Art.8 - Conseil d'administration - composition
 
Le Conseil d'Administration est élu au scrutin de liste. Il comprend dix représentants des artistes auteurs affiliés et quatre représentants des personnes physiques ou morales mentionnées au premier alinéa de l'article L.382-4. Le mandat des administrateurs est de six ans.
Les candidats venant sur une liste immédiatement après le dernier candidat élu exercent, à concurrence du nombre de sièges obtenus par la liste, les fonctions de suppléant. Ils sont appelés à siéger au Conseil d'Administration en cas d'empêchement d'administrateurs élus de leur liste et à remplacer, dans l'ordre de la liste, ceux dont le siège deviendrait vacant. Lorsque la liste est épuisée, il n'est pas procédé au remplacement.
 
En outre, le conseil comprend deux personnalités qualifiées nommées par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale et du Ministre chargé de la culture sur proposition des administrateurs élus. Ces personnalités sont nommées pour six ans et ont voix délibérative.
Siègent également au Conseil d'Administration, avec voix consultative :
 
1 ° deux représentants de l'Etat, désignés respectivement par le Ministre chargé de la sécurité sociale et par le Ministre chargé de la culture ;
2° un représentant de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés ;
3° un représentant de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale ;
4° trois personnalités qualifiées représentant les tiers avec lesquels l'organisme agréé a conclu des conventions prévues à l'article R. 382-19, nommées par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale et du Ministre chargé de la culture.
Le Président du Conseil d'Administration, chargé de la gestion de la sécurité sociale des artistes auteurs, est élu en son sein par le conseil selon les modalités définies par le règlement intérieur. Son mandat est de trois ans renouvelable.
 
Le Conseil d'Administration siège valablement dès lors que le nombre de ses membres présents est supérieur à la moitié du nombre total des membres dont il est composé.
 
L'organisme ne peut, en aucun cas, allouer un traitement à ses administrateurs. Toutefois, il leur rembourse leurs frais de déplacement. Un arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale fixe les conditions de prise en charge de ces frais.
 
Art.9- Conseil d'Administration - rôle et fonctionnement
 
Le Conseil d'Administration est chargé, conformément à l’article R 382-9 du Code de la sécurité sociale du contrôle des opérations financières et comptables effectuées par le directeur et l’agent comptable de l’organisme agréé, ainsi que du contrôle des tâches administratives prévues par les articles R.382-16 et suivants du Code de la sécurité sociale.
Le Conseil d'Administration se réunit au moins une fois tous les trois mois. Il est en outre convoqué par son Président toutes les fois que les besoins du service l'exigent.
 
Lorsqu'un administrateur n'a pas de suppléant, il peut donner délégation à un membre du conseil; dans ce cas, aucun membre ne peut recevoir plus d'une délégation. Les décisions sont prises à la majorité des voix.
 
Les délibérations du conseil deviennent exécutoires, en l'absence d'opposition du Ministre chargé de la sécurité sociale ou du Ministre chargé de la culture, dans un délai d'un mois à compter de leur transmission aux autorités précitées.
 
Les opérations financières et comptables de l'association en qualité d'organisme agréé sont effectuées sous le contrôle du Conseil d'Administration, par un directeur et un agent comptable.
 
Art.10- Direction et agence comptable
 
Le directeur chargé des missions administratives prévues à l’article 4 des statuts est nommé par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale et du Ministre chargé de la culture, après avis du Conseil d'Administration et du Bureau.
 
Le Président de La Maison des Artistes délègue au directeur, la direction de la publication de la lettre d’information sur le régime de sécurité sociale des artistes auteurs d’œuvres graphiques et plastiques destinée aux artistes assujettis et affiliés au régime ainsi qu’aux diffuseurs.
 
Le directeur décide de l’engagement des actions en justice pour les besoins du régime de sécurité sociale des artistes auteurs d’œuvres graphiques et plastiques. Le Président de La Maison des Artistes lui donne une délégation spécifique pour l’ensemble de ces actions. Le directeur rend compte au Conseil d’Administration.
 
L'agent comptable est nommé par un arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale, du Ministre chargé de la culture et du Ministre chargé du budget. Il est tenu d'assurer la gestion des comptes distincts correspondants au fonctionnement de l'organisme agréé.
L'agent comptable est chargé, sous sa propre responsabilité et sous le contrôle du Conseil d'Administration, des opérations financières et comptables afférentes aux activités mentionnées à l'article R. 382-7.
 
Il doit, avant son installation, fournir, en garantie de sa gestion, un cautionnement dont le montant est fixé par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale et du Ministre chargé du budget.
Il peut, sous sa responsabilité, se faire suppléer pour tout ou partie de ses attributions par un fondé de pouvoir muni d'une procuration, nommé par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité sociale, du Ministre chargé de la culture et du Ministre chargé du budget, et astreint également à la constitution d'un cautionnement.
 
Art.11- Contrôle tutélaire
 
Pour l’exercice de sa mission d’organisme agréé, l’association est soumise au contrôle du Ministre chargé de la sécurité sociale, du Ministre chargé du budget et du Ministre chargé de la culture, qui peuvent faire procéder par leurs représentants à toutes investigations et tous contrôles sur place.
L'agence centrale des organismes de sécurité sociale exerce sur l'association en qualité d'organisme agréé un contrôle sur pièces dans les conditions déterminées par la convention mentionnée au dernier alinéa de l'article R. 382-29, contrôle qui peut donner lieu aux vérifications sur place mentionnées au précédent alinéa.
L'association en qualité d'organisme agréé est tenue de communiquer aux fonctionnaires et agents chargés du contrôle sur place les documents administratifs et pièces comptables de toute nature.
 
Art.12- Répartition des compétences
 
Le Conseil d'Administration est exclusivement et uniquement compétent pour les questions relevant de la gestion du régime de sécurité sociale des artistes auteurs. Toutes les autres activités et notamment les actions de solidarité et la gestion des fonds de secours sont de la compétence du Bureau.
Le Conseil d’Administration adopte son règlement intérieur. Ce règlement intérieur est soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale qui doit l’adopter dans les mêmes termes afin qu’il soit applicable.
Le Président du Conseil d’Administration représente le Conseil d’Administration auprès des tiers et des administrations, dans tous les actes administratifs relevant de la compétence du Conseil d’Administration et dans le cadre de la délégation de pouvoirs prévue à l’article 14.
 
GESTION DES AUTRES ACTIVITÉS
 
Art.13- Composition du Bureau
 
Le Bureau de l'association est élu par l'Assemblée Générale et comprend
- 1 Président,
- 3 Vice-présidents,
- 1 Secrétaire général, 1 Secrétaire général adjoint,
- 1 Trésorier, 1 Trésorier adjoint.
La durée du mandat du Bureau est de six ans. Les membres du Bureau peuvent être révoqués dans les conditions définies par le règlement intérieur.
Le Président et les membres du Bureau sont élus par l’Assemblée Générale. Sont éligibles au Bureau, les membres de l’association à jour de leurs cotisations ayant au moins trois ans d’ancienneté dans l’association. Sont éligibles à la présidence de La Maison des Artistes les membres de l’association sur proposition du Bureau ou des personnalités choisies par le Bureau en raison de leurs compétences et de leur action en faveur des arts et des artistes. Sont également éligibles à la présidence, les membres de l’association à jour de leurs cotisations ayant recueilli au moins 300 signatures de membres de l’association à jour de leurs cotisations.
 
En cas d’empêchement du Président constaté par le Bureau ou de démission, le Président est remplacé par le Vice-président le plus ancien jusqu’au retour du Président ou jusqu’à l’élection d’un nouveau président par l’Assemblée Générale.
 
A moins qu'il n'ait été élu Président par l'Assemblée Générale, le Président du Conseil d'Administration est Vice-président de l'association pendant la durée de son mandat. Afin d’éviter toutes confusions avec le titre de Président de La Maison des Artistes, le Président du Conseil d’Administration porte le titre de Président du Conseil d’Administration, Vice-président de La Maison des Artistes.
 
Art.14- Fonctionnement du Bureau
 
Le Président représente l'association dans tous les actes de la vie civile. Il peut donner au Bureau toutes délégations utiles à la bonne marche de l'association.
 
Le Président représente l'association en justice. Il ne peut être remplacé que par un mandataire agissant en vertu d'une procuration spéciale. Il ne peut ester en justice en tant que demandeur et éventuellement conclure une transaction qu'avec l'autorisation du Bureau.
 
Il délègue ses pouvoirs au Président du Conseil d'Administration pour les questions relevant de la gestion de la sécurité sociale des artistes auteurs.
 
Le Bureau est investi des pouvoirs les plus étendus pour décider toutes opérations nécessaires à l'administration de l'association et à la réalisation de ses objectifs. Il est le garant de la pérennité de l’association et de la continuité des services. En cas de contentieux électoral, le Bureau sortant est maintenu dans l’intégralité de ses fonctions jusqu’à de nouvelles élections, s’il y a lieu.
 
Le Bureau ne peut toutefois procéder à l'aliénation ou au transfert des biens immobiliers sans avoir reçu au préalable l'assentiment de l'Assemblée Générale.
 
Le Bureau peut constituer parmi les membres actifs et les membres d’honneur des commissions habilitées à connaître les affaires qui leur sont renvoyées par le Bureau.
 
Il peut leur être adjoint, avec voix consultative, des membres correspondants et des personnalités qualifiées.
 
Les commissions peuvent entendre toute personne dont les compétences paraissent utiles à l'accomplissement de leur mission.
 
Art.15
 
Les membres du Bureau et les commissions peuvent prétendre à des remboursements de frais.
 
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
 
Art.16
 
L'Assemblée Générale comprend les membres actifs, les membres fondateurs, les membres correspondants, les membres bienfaiteurs et les membres d'honneur.
Elle se réunit au moins une fois par an.
 
L'ordre du jour de la séance est arrêté par le Bureau. Il comporte obligatoirement, une fois par an, la présentation :
1 °) du rapport moral du Président,
2°) du rapport administratif établi par le Secrétaire général,
3°) du rapport financier présenté par le Trésorier.
4°) l'examen du budget.
 
Art.17
 
Les décisions de l'Assemblée Générale sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. Elles sont constatées par des procès verbaux signés par le Président et deux membres de l'Assemblée Générale désignés au début de la séance. Seuls les membres de l’association à jour de leurs cotisations à l’association sont admis à participer aux délibérations de l’Assemblée Générale. Sont considérées comme à jour de leurs cotisations les membres actifs ayant bénéficié sur leur demande d’une exonération pour motif économique.
 
Art. 18
 
L'Assemblée Générale ne délibère valablement que si 25% au moins des membres actifs à jour de leurs cotisations d’adhérents à l’association est présent ou représenté. Sont considérés comme représentés, les membres de l’association à jour de leurs cotisations ayant donné pouvoir de les représenter. Sont considérés comme présents, les membres actifs ayant exprimé leur vote par correspondance. Si le quorum n'est pas atteint lors d'une première réunion, une deuxième assemblée est convoquée dans les mêmes conditions que la première et elle délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents ou représentés.
 
Art.19
 
Le règlement intérieur de l’association fixe les modalités de fonctionnement et de gestion administrative et comptable de l'association.
Le règlement intérieur du Bureau définit les modalités de fonctionnement du Bureau. Dans son domaine de compétences, le Bureau supplée par ses décisions à tout ce qui n’est pas prévu par les statuts et par le règlement intérieur de l’association.
Le règlement intérieur du Conseil d’Administration définit les modalités de fonctionnement du Conseil d’Administration. Dans son domaine de compétences, le Conseil d’Administration supplée par ses décisions à tout ce qui n’est pas prévu par les statuts et par le règlement intérieur de l’association.
Sous réserve des dispositions de l’article 12, les règlements intérieurs sont arrêtés par l'Assemblée Générale. En cas de difficultés d’interprétation, les statuts ont autorité sur le règlement intérieur.
 
TITRE III
RESSOURCES ET GESTION FINANCIÈRE DE L'ASSOCIATION
 
Art.20
 
Les ressources de l'association se composent
 
1°) des cotisations de ses membres dont le montant est arrêté par le Bureau,
2°) des subventions qui peuvent lui être allouées par l'Etat, la Communauté Européenne, les régions, les départements, les communes et leurs établissements publics, les organismes de sécurité sociale
3°) des revenus de ses biens,
4°) des sommes perçues en contrepartie des prestations qu'elle fournit,
5°) des ressources créées à titre exceptionnel avec l'agrément de l'autorité compétente ou résultant de dispositions légales ou réglementaires.
 
Art.21
 
Le budget annuel de l'association comprend des dépenses de fonctionnement et des dépenses d'équipement. Le projet de budget comportant l'évaluation des dépenses et des moyens de financement est présenté chaque année à l'Assemblée Générale par le Président de l'association.
 
Des budgets particuliers ou comptes spéciaux peuvent être ouverts pour des branches d'activité déterminées. Ils sont également présentés à l'Assemblée Générale.
 
Le budget de l'association, les budgets particuliers et comptes spéciaux sont soumis à l'approbation de l'Assemblée Générale.
 
Le budget de fonctionnement de l’association pour ses missions d’organisme agréé est géré conformément aux dispositions du Code de la sécurité sociale.
 
TITRE 1V
MODIFICATION DES STATUTS ET DISSOLUTION
 
Art.22
 
Les statuts ne peuvent être modifiés que par l'Assemblée Générale à la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés, sur proposition du Bureau.
 
Toutefois, les modifications rendues strictement nécessaires pour l’obtention des agréments ou reconnaissances de l’autorité publique peuvent être décidées par le Bureau. Elles s’appliquent immédiatement et sont ensuite soumises à la ratification de l’Assemblée Générale annuelle.
 
Les statuts sont soumis à l'approbation du Ministre chargé de la culture et du Ministre chargé de la sécurité sociale. En l'absence d'opposition du Ministre chargé de la sécurité sociale et du Ministre chargé de la culture dans un délai de deux mois à compter de leur transmission ils deviennent exécutoires.
 
Art.23
 
La dissolution de l'association ne peut être décidée que par l'Assemblée Générale à la majorité des membres de l'association, sur proposition conjointe du Bureau et du Conseil d'Administration.
 
Dans ce cas, la liquidation et la dévolution des biens s'effectuent conformément aux décisions du Bureau.
par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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Vendredi 1 juin 2007
Bonsoir,
Vous pourrez voir une petite vidéo (2' 42'') de notre nouvelle ministre de la Culture: Christine Albanel, qui est aussi porte-parole du gouvernement, car, sous mandat Sarkozy, la culture n'a pas besoin d'un "plein temps". Elle travaille donc plus pour gagner plus ?

Ses objectifs:
* Le piratage et propriété intellectuelle/ Téléchargement légal
* La transmission: le patrimoine !!!
* L'éducation artistique
* Les nouvelles technologies

Permalien: http://www.dailymotion.com/video/x22ft3_christine-albanel-sur-le-droit-daut
par Le groupe de réflexion publié dans : Veille Politique
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Jeudi 31 mai 2007
article de Paris art www.paris-art.com Editorial 24 mai 2007 André Rouillé Madame la Ministre de la Culture… Madame la ministre de la Culture et de la Communication, vous êtes à la tête d’un petit ministère investi d’une grande mission. Devant la convention UMP «Culture, l’heure du nouveau souffle» (26 janv. 2006), Nicolas Sarkozy ne déclarait-il pas que son projet présidentiel était «fondamentalement culturel», doté d’«un seul objectif: que la France soit de nouveau une terre qui brille, qui brille dans tous les domaines, et notamment dans la science, les arts, les lettres et la culture». Excelle nt objectif à la réalisation sans doute difficile parce que la situation de l’art et de la culture dont vous héritez est extrêmement dégradée. Comme Nicolas Sarkozy le constatait lui-même devant la même Convention UMP: «Paris n’est plus la capitale internationale de l’art. […] Pourtant, les talents existent. Comment faire pour qu’ils puissent vivre en France de leur métier, qu’ils deviennent des artistes et des auteurs à la fois aimés d’un public français et connus dans le monde entier? Voilà la première question qui est posée à notre politique culturelle» . C’est à partir de cette question, qui sonne comme un désaveu cinglant du bilan de vos prédécesseurs immédiats, que votre action sera observée. Vos fonctions précédentes d’administratrice du Château de Versailles signifient clairement que l’action ministérielle de la culture sera placée sous le sceau du passé, alors que la France manque cruellement d’une politique culturelle et artistique résolument contemporaine. Car une culture n’est vivante que dans la mesure où, sans être amnésique, elle est pleinement ancrée dans le monde d’aujourd’hui ; dans la mesure où elle fait résonner esthétiquement les forces et les devenirs du monde avec la mémoire séculaire sédimentée dans les œuvres ; dans la mesure où patrimoine et création sont associés dans un dialogue fécond. En fait, vous incarnez l’erreur stratégique que commet le chef de l’État en accordant une priorité au patrimoine. Autant le patrimoine culturel français doit être préservé, exploité, diffusé et valorisé — comme vous l’avez assurément fait à Versailles. Autant le rayonnement international de la France, son inscription dans le présent et le futur, son positionnement en tête des grandes nations créatrices, ne peuvent que s’adosser à la culture vivante et à la création contemporaine. Le patrimoine est un donné qui se gère, l’art et la culture contemporains s’inventent. Le patrimoine attire les regards, les sensations et les pensées vers le passé ; l’art et la culture contemporains concourent aux devenirs du monde. Le patrimoine enferme le pays et les esprits dans les domaines sécurisants et balisés du connu, alors qu’inventer et maîtriser le monde de demain requiert de chacun une ouverture large et sans réserve sur l’immensité incertaine des horizons nouveaux. Un pays ne «brille» pas de la même manière, ni de la même intensité, ni de la même lueur, avec son patrimoine et avec sa culture vivante. La lumière du passé n’est pas celle qui éclaire le présent et le futur… Privilégier le patrimoine ou la culture contemporaine, c’est choisir un type de rayonnement culturel pour la France, c’est inscrire le pays dans une dynamique ou dans une autre. Faute d’avoir compris cela les précédents ministres de la Culture — notamment vos amis politiques — ont laissé faiblir les lumières de la France sur la scène internationale : en philosophie (où la brillante école française de Deleuze, Derrida, Barthes, Foucault, etc., n’a plus d’équivalent), en art (où l’exposition permanente du MoMa de New York ne compte que deux artistes français), et malheureusement en bien d’autres domaines. Alors que la France est devenue quasiment inaudible et invisible sur la scène culturelle et artistique internationale, c’est manifestement la même erreur que semble répéter le gouvernement auquel vous appartenez. Reprendrez-vous à votre compte l’ordre des priorités qu’énonçait le président de la République au cours de la campagne électorale? «Le rôle de l’État en matière de culture, disait-il, est triple : d’abord, l’entretien et la mise en valeur du patrimoine […]. Deuxième rôle, l’enseignement artistique, et à travers lui la démocratisation culturelle. Et enfin, la création» (Télérama, 21 févr. 2007). S’agissant de la création, fût-elle la troisième roue du carrosse dans la hiérarchie présidentielle, saurez-vous, voudrez-vous, pourrez-vous en accompagner le renouveau et l’essor dont la France a tant besoin pour redevenir un grand pays de culture? Cela dit sans vous offenser, car le monde et la culture changent aujourd’hui si vite et si profondément; les modes de création, de circulation et de réception des œuvres évoluent tellement — en particulier avec l’essor inouï des réseaux numériques et avec l’internationalisation des scènes culturelles et artistiques — qu’agir dans la culture et l’art contemporains exige une parfaite connaissa nce des mécanismes techniques, des modes de pensée, des fonctionnements économiques, des postures artistiques, des concepts esthétiques en vigueur et en constante évolution… A cet égard, la tragique incurie des décideurs de tous bords politiques (élus ou non) explique la misérable situation de l’internet culturel en France, alors que les réseaux numériques sont devenus paradigmatiques des nouvelles manières de penser, d’agir, de produire, d’échanger, et bien sûr de créer aujourd’hui. La deuxième priorité du projet présidentiel, l’enseignement artistique, est avec raison conçue comme «la clé de la démocratisation culturelle», comme une heureuse réponse au démantèlement — opéré par Jean-Jacques Aillagon et entériné par Renaud Donnedieu de Vabres — du dispositif «l’art à l’école» dû à Jack Lang et Catherine Tasca quand ils étaient respectivement ministre de l’Éducation nationale et ministre de la Culture. Mais à peine cette juste priorité est-elle énoncée par Nicolas Sarkozy qu’il la caviarde par une conception passéiste de l’«excellence», par un culte des «grandes œuvres de l’esprit» devant lesquelles il faudrait se prosterner, par une vision archaïque de la réception des œuvres : «Attention, affirme-t-il témérairement, quand un enseignant demande à un enfant d’imaginer une autre fin au Cid, c’est dire à l’enfant qu’il peut se prendre pour Corneille, c’est le contraire de l’école de l’excellence». Et bien non. Mille fois non. C’est placer l’enfant dans une situation active de dialogue avec une grande œuvre, et non pas dans une prosternation passive. C’est l’amener à s’imprégner suffisamment de l’œuvre, à se placer dans un rapport assez étroit de création avec elle, pour qu’il en propose d’autres versions. C’est le mettre en position de décliner un sens dans un registre formel particulier… C’est cela l’excellence, l’interactivité, le dialogisme. L’exact opposé d’une conception passéiste, cultuelle et statique de la culture. Saurez-vous, voudrez-vous, pourrez-vous, Madame la Ministre, résister aux conceptions aussi simplistes qu’idéologiques du président en cette matière et dans d’autres. Et aurez-vous les moyens suffisants pour mettre en œuvre les actions adaptées. La dernière des trois grandes priorités en matière de culture, la création, est assez paradoxalement enfouie dans la gangue épaisse d’un passéisme nauséabond. Moins de la part du chef de l’État, qui reste à cet égard heureusement assez réservé, que de son entourage immédiat. Qu’il suffise d’évoquer la diffusion, sous le label sarkozy.fr, de la pitoyable vidéo d’une interview de trois artistes ânonnant les pires horreurs contre la presque totalité de l’art du XXe siècle, contre les institutions (Frac, Drac, etc.) conçues par Jack Lang, contre l’art contemporain, tout cela au nom d’un retour à un professionnalisme archaïque inspiré par les valeurs artisanales et les pratiques de la Renaissance… Ces conceptions ultra réactionnaires, paradoxalement cautionnées par des auteurs comme Jean Baudrillard, Jean Clair ou Régis Debray, gangrènent depuis presque deux décennies les débats sur la culture et l’art contemporains, sous le regard incrédule du monde. Saurez-vous, voudrez-vous, pourrez-vous, Madame la Ministre, vous opposer à cette entreprise de dénigrement imbécile de la création contemporaine, qui prolifère dans une atmosphère de forte inculture artistique, qui dresse la population contre les artistes et les créateurs, qui dévalorise nationalement et fragilise plus encore la création française sur la scène internationale, qui vise à étouffer les forces intempestives de la création sous le poids mort des modèles du passé. Vos succès, Madame la Ministre, seront ceux de la culture, de l’art et de la France. Mais j’ai sincèrement le sentiment que votre action ne sera positive que dans la mesure où elle saura, voudra, pourra aller à contre courant de la vague qui vous a porté à vos présentes fonctions… André Rouillé. _____________________________
par Le groupe de réflexion publié dans : Veille Politique
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Mercredi 30 mai 2007
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La Maison des Artistes a succédé en 1952 à l’Entraide des Artistes qui réunissait pendant la guerre des artistes et des sympathisants animés par la volonté d’améliorer les conditions de vie matérielles et morales des artistes peintres et sculpteurs.
En devenant Maison, l’Entraide s’identifiait à un lieu généreusement légué par la Baronne Salomon de Rothschild, l’hôtel de la rue Berryer.
L’association en a assuré la gestion jusqu’ en 1976, date de la création de la Fondation des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP).
C’est La Maison des Artistes qui accueillit en ce lieu la plupart des syndicats professionnels d’artistes, la coopérative d’entraide, l’association Fra Angelico, l’Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques (A.D.A.G.P.), la fondation Maegh à ses origines, la Biennale de Paris, l’Association Internationale des Critiques d’Art (A.I.C.A.).
Le Ministère de la Culture, lui-même, fit appel au support administratif de l’association pour la gestion du Centre National d’Art Contemporain (C.N.A.C.) installé pendant quelques années rue Berryer et pour assouplir les procédures compatibles dans les actions d’aide à la première exposition.
En 1969, La Maison des Artistes était confrontée à un défi dont l’ampleur allait occulter en grande partie ses autres missions, la gestion de la sécurité sociale des artistes.
En tant qu’organisme agréé par l’Etat, l’association fut chargée sous la direction de Monsieur Marcel Terrié de mettre en place des processus administratifs complexes, d’assurer les équilibres financiers nécessaires et de prendre part aux décisions d’affiliation des artistes au régime d’assurance maladie créé par une loi de décembre 1964 et dont la gestion lui fut confiée.
Ce rôle s’est encore trouvé renforcé après la Loi du 31 décembre 1975 qui assimilait pratiquement le régime des artistes au régime général de sécurité sociale.
Mais, une réglementation trop restrictive aboutissait à l’exclusion de nombreux artistes.
La réglementation l’imposait, mais pour les artistes, c’est La Maison des Artistes qui excluait.
Et de façon très injuste, le service ainsi rendu aux artistes à la demande de l’Etat contribuait à ternir l’image de l’association aux yeux de certains artistes.
Pourtant la philosophie qui avait présidé à la création de l’institution s’est toujours imposée.
La gestion de la sécurité sociale avec le concours d’un personnel connaissant bien les artistes fait de La Maison des Artistes un organisme original pouvant à bien des égards servir de modèle dans les relations avec ce qu’il est convenu d’appeler en d’autres lieux, les administrés.
Les artistes en étaient bien conscients lorsqu’en 1994, une Loi portant diverses mesures d’ordre social annonçait la fin de la gestion du régime par La Maison des Artistes.
Ce fut alors la plus grande manifestation d’artistes de l’après-guerre.
Une nouvelle Loi fut promulguée dans l’année suivante.
Dès 1995, La Maison des Artistes s’attacha à mettre fin aux exclusions et restaura les actions d’intérêt général.
Dans les moments difficiles, l’aide sociale dispensée sur le budget privé de la structure associative avec les seules cotisations d’adhésions volontaires des membres de l’association, n’a jamais été interrompue.
Sur le plan des assurances sociales les Ministères des Affaires Sociales et de la Culture ont fait un effort considérable, qu’il faut saluer, pour l’amélioration du régime social des artistes.
Les principaux progrès obtenus : plus de condition de revenu pour s’identifier aux services administratifs de sécurité sociale de La Maison des Artistes, réduction sensible du seuil et du délai d’affiliation.
Les recettes de cotisations sociales de nos services administratifs de sécurité sociale sont passées de 28 M d’euros en 1996 à 41 M d’euros en 2001 soit une progression de plus de 45% en 5ans.
De 4 700 en 1976, le nombre d’identifiés affiliés à plus de 20 000 artistes en 2002.
La Maison des Artistes a montré que le refus d’une politique d’exclusion pouvait s’accompagner d’une progression spectaculaire des recettes et que les actions associatives d’intérêt général non seulement n’étaient pas antinomiques du strict respect des règles de gestion d’un service d’intérêt public, mais pouvaient en être le complément harmonieux.
Aujourd’hui, La Maison des Artistes poursuit et amplifie ses actions vers les régions, vers l’international, vers le respect des règles social et fiscal inhérentes à nos professions…
par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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Mercredi 30 mai 2007
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HISTORIQUE CHRONOLOGIQUE DE LA MAISON DES ARTISTES
 
Avant 1952 = L’entraide des Artistes, association qui réunit des artistes et des sympathisants animés par la volonté d’améliorer les conditions de vie matérielles et morales des artistes peintres et sculpteurs.
 
1952 = Création de l’Association LA MAISON DES ARTISTES (La M.D.A.)
Gestion du legs de l’Hôtel de Rothschild jusqu’en 1976.
Accueil en ce lieu, les syndicats professionnels d’artistes, la coopératice d’entraide, l’association Fra Angelico, l’ADAGP, la Fondation Gleizes, la biennale de Paris, l’AICA également pendant quelques années, le Centre National d’Art Contemporain.
 
1964 = Création de la Sécurité Sociale des artistes –
Gestion confiée à La M.D.A.(agrément), par la loi N°64-1338 du 26 déc. 1964 (Loi Malraux) renforcée par la Loi du 31/12/1975.
 
1978 = L’Etat renouvelle l’agrément de L’Association pour gérer le régime de Sécurité Sociale des Artistes graphiste et plasticiens (arrêté du 30/03/1978).
 
1980 = Reconnaissance de la Carte MAISON DES ARTISTES pour l’entrée gratuite dans les musées régis par la R.M.N. et certains autres par accord.
 
1994/1995 = Séparation de l’Association et du régime de Sécurité Sociale à la demande du Ministère des Affaires Sociales et de la Cour des Comptes, l’Association restant maître de la présidence par délégation du Conseil d’Administration du Service Administratif de Sécurité Sociale.
La Maison des Artistes demeure l’organisme agréé par l’Etat pour gérer les Assurances Sociales des artistes auteurs d’œuvres graphiques et plastiques (L. 382-1 du Code de la Sécurité Sociale).
 
1995 = Par décision de la C.N.I.L., l’Association M.D.A. ne peut plus utiliser le fichier de la Maison des Artistes dont elle est pourtant à l’origine.
 
1998 = La Maison des Artistes obtient des institutions de tutelles de son service administratif de Sécurité Sociale de ne plus considérer un seuil de revenu obligatoire pour faire une demande d’affiliation, renforcé en 2001 par l’abaissement du seuil d’assujettissement à 900 fois la valeur du SMIC horaire contre 1200 fois auparavant.
 
Aujourd’hui, la Maison des artistes poursuit son œuvre et ses missions auprès des artistes dans un esprit de rassemblement, de convivialité, d’entraide et de réflexions pour améliorer la condition professionnelle des artistes.
 
 
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Les missions de la Maison des Artistes, autre que d’être agréée pour la gestion des assurances sociales, sont des missions d’aide sociale, d’aide juridique, de défense du statut professionnel de l’artiste graphiste et/ou plasticien, etc…
 
Peuvent être membres de la Maison des Artistes, les seuls artistes qui font la démarche volontaire (obligatoire dès qu’il y a intention de faire commerce de son art) de s’affilier à notre service administratif de Sécurité Sociale et d’effectuer une déclaration d’activité au Centre des Impôts pour être au niveau fiscal et social en conformité avec la Loi.
 
LA MAISON DES ARTISTES
Siège social : 11, rue Berryer - 75008 PARIS
Service administratif d’assurances sociales : 90, avenue de Flandre – 75019 PARIS
par Le groupe de réflexion publié dans : Tout savoir sur la MDA
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